Le téléphone que vous avez dans la poche suffit largement pour les photos d’un site vitrine. Tout tient à quatre décisions : le moment de la journée, ce qui traîne dans le cadre, le sens dans lequel vous tenez l’appareil, et la façon dont vous envoyez le fichier. Aucune ne demande d’aller dans les réglages.

Photographiez le matin, et éteignez le plafonnier

La lumière décide du résultat avant le cadrage et avant le modèle de téléphone. La lumière du jour qui entre par la vitrine donne des couleurs justes. Les néons et les ampoules du plafond posent du jaune ou du vert sur les murs blancs, et l’appareil ne rattrape pas ça tout seul. Une boulangerie de Rambouillet peut avoir la plus jolie devanture de la rue : photographiée un soir de novembre, plafonniers allumés, elle ressort jaune et le pain a l’air gris.

Coupez le flash. Il éclaire violemment ce qui est à deux mètres et laisse le reste dans le noir. Vous obtenez une devanture avec un trou de lumière au milieu et des angles éteints.

Le grand soleil de midi ne vaut pas mieux. Il creuse des ombres noires sous les auvents et sous les stores, et une boutique photographiée à ce moment-là a l’air fermée. Un ciel couvert éclaire une façade beaucoup plus régulièrement.

Photographiez votre devanture un matin entre neuf et onze heures, flash coupé, éclairage intérieur éteint. Recommencez un jour gris et comparez les deux sur l’écran.

Le téléphone photographie ce que vous ne voyez plus

Vous connaissez votre boutique par cœur, et ça devient un handicap le jour où il faut la photographier. La poubelle à côté de la porte, le carton vide sous la table, la rallonge qui traverse le sol, l’affiche décolorée d’un événement de l’an dernier : votre œil est passé dessus mille fois sans les enregistrer, et l’appareil les prend quand même.

Il y a aussi le reflet. Une devanture vitrée renvoie la rue et souvent le photographe. Un pas sur le côté, ou un angle un peu oblique, suffit à s’en débarrasser.

Trois minutes de rangement font plus pour une photo que n’importe quel réglage. Placez-vous à l’endroit d’où vous comptez photographier, regardez l’écran plutôt que la boutique, et enlevez ce qui apparaît dedans. Puis reculez d’un ou deux pas. On cadre presque toujours trop serré, et une image un peu large se recoupe ensuite sans rien perdre.

Tournez le téléphone à l’horizontale

Les bandeaux d’un site sont larges, et une photo prise le téléphone tenu droit est haute. Posée dans un bandeau, elle est rognée en haut et en bas, et l’enseigne se trouve souvent en haut.

Tournez donc le téléphone pour les photos de devanture et d’intérieur. Refaites ensuite les mêmes prises à la verticale : les deux formats servent, à des endroits différents de la page, et la personne qui montera le site sera contente d’avoir le choix.

Prenez trois images de chaque sujet au lieu d’une. Sur trente photos, cinq seront bonnes, et c’est le fonctionnement normal.

La messagerie rétrécit vos photos sans le dire

Beaucoup de photos correctes se perdent à la dernière étape. Vous avez pris de bonnes images, vous les envoyez par messagerie, et elles arrivent bien plus petites qu’elles ne sont parties. Les applications de messagerie réduisent les images pour les faire passer plus vite. Ce qui sort à l’autre bout n’a plus assez de matière pour un grand bandeau, et personne ne peut le rattraper après coup.

Envoyez les fichiers d’origine. Un mail avec les photos en pièce jointe garde tout. Un lien de partage vers un dossier fonctionne aussi bien, et passe mieux quand il y en a vingt. Au moment du partage, votre téléphone propose parfois de réduire la taille des images pour alléger l’envoi : gardez la taille d’origine.

Envoyez trois photos à qui s’occupe de votre site et demandez si elles sont exploitables. La réponse vient en cinq minutes, et elle vous évite de refaire la séance entière un mois plus tard.

Vous n’êtes pas obligé de les faire vous-même

Les textes et les photos sont compris dans ce que nous livrons quand nous faisons un site vitrine. Personne ne vous oblige à sortir votre téléphone.

Un dirigeant qui photographie lui-même montre pourtant des choses auxquelles un extérieur ne penserait pas : la vitrine décorée pour les fêtes, le camion garé devant chez un client, un chantier à mi-parcours, la fournée qui sort du four à six heures. Trois ou quatre photos suffisent pour ouvrir un site. Nous détaillons lesquelles dans notre article sur les projets de site qui traînent. Et pour voir à quel endroit d’une page les images atterrissent, regardez les sites que nous avons réalisés.

Commencez par une seule photo

Cette semaine, un matin, une photo : la devanture, téléphone à l’horizontale, plafonnier éteint, en reculant de deux pas. Envoyée par mail en taille d’origine.

Si elle passe, les autres se font le même matin la semaine suivante.