Vous avez une fiche Google, peut-être une page Facebook, et le téléphone sonne. La question du site revient quand même une ou deux fois par an, et elle repart aussi vite, faute de savoir ce qu’il apporterait de plus.
Ce que les gens cherchent quand ils tapent votre nom
La plupart des visiteurs de votre futur site vous connaissent déjà. Un voisin leur a donné votre nom, ils l’ont lu sur une facture, sur la portière d’un camion, sur le devis d’un confrère. Ils tapent ce nom pour vérifier quelque chose.
Ce qu’ils vérifient tient en quatre points : que vous existez toujours, ce que vous faites exactement, où vous êtes et à quelles heures, et comment vous joindre sans devoir chercher.
Les trois premiers, une fiche d’établissement les couvre à peu près. C’est le quatrième qui coince le plus souvent, et un cinquième point ne figure sur aucune fiche : est-ce que vous avez l’air de quelqu’un à qui on confie un chantier de six mille euros.
Ce que votre fiche Google ne peut pas dire
Une fiche est un formulaire. Vous remplissez les cases que Google a prévues, dans l’ordre où Google les a prévues, et vous vous arrêtez là.
Le problème arrive quand votre métier ne rentre pas dans les cases. Un artisan qui fait de la rénovation complète mais pas la plomberie, qui se déplace dans un rayon de trente kilomètres, qui travaille surtout sur des maisons anciennes : rien de tout ça ne tient dans une fiche. Le client potentiel appelle pour un besoin que vous ne couvrez pas, ou pire, il n’appelle pas pour un besoin que vous couvrez très bien.
Une fiche ne montre pas non plus un chantier avant et après, ni ne répond aux questions qu’on vous pose toujours au téléphone. Vous les connaissez, ces questions. Vous y répondez toutes les semaines, dans les mêmes termes.
Il y a enfin un point qu’on découvre au mauvais moment : cette fiche ne vous appartient pas. N’importe qui peut proposer une correction de vos horaires ou de votre adresse, et Google peut l’appliquer. Une page hébergée sur un réseau social suit la même logique : les règles changent, l’audience aussi, et vous n’êtes pas consulté.
Le test des dix secondes
Prenez votre téléphone. Ouvrez votre site si vous en avez un, votre fiche sinon. Comptez jusqu’à dix, puis arrêtez-vous et posez le téléphone.
Qu’est-ce que vous avez appris ? Et surtout : est-ce qu’un inconnu aurait appris la même chose ?
La plupart du temps, deux informations manquent. Le numéro de téléphone n’est pas cliquable ou se trouve trois écrans plus bas, ce qui oblige à le recopier à la main. Et le métier est décrit dans des termes qui ne veulent rien dire pour quelqu’un qui n’est pas du bâtiment, de la santé ou du commerce concerné.
Ces deux corrections ne demandent pas de refaire un site. Elles demandent de savoir qu’elles manquent, ce que dix secondes chronomètre suffisent à révéler. Trois autres tests se font depuis le même téléphone, et ils prennent quatre minutes en tout.
Ce que ça coûte, pour situer
C’est la question qui bloque le plus souvent, et elle se pose rarement à voix haute.
Chez nous, un site vitrine complet se fait à 49 € HT par mois pendant douze mois. Design, textes, photos, référencement local, hébergement, nom de domaine et adresses mail : tout est compris, et les modifications aussi. Vous pouvez également régler 490 € HT en une fois, soit l’équivalent de dix mensualités.
Il n’y a aucun verrouillage à l’issue des douze mois : vous conservez l’hébergement et le suivi chez nous pour 10 € HT par mois, ou vous repartez librement avec votre site et votre nom de domaine, qui est à vous depuis le premier jour.
Le budget cesse alors d’être le point qui bloque, et ce qui reste à décider devient plus simple.
Les cas où ça ne sert à rien
Un site ne se justifie pas toujours, et personne ne vous le dira à notre place.
Si votre carnet est plein pour huit mois et que vous ne cherchez pas à travailler davantage, un site ne changera rien à votre situation. Il occupera un budget et une soirée par trimestre.
Si votre activité tourne entièrement dans un circuit fermé, une profession, une association, un réseau où tout le monde se connaît, le bouche-à-oreille fait déjà le travail mieux qu’une page web.
Et si vous savez que vous ne l’entretiendrez pas, mieux vaut vous abstenir. Un site qui affiche encore les horaires de 2022 et un numéro qui ne répond plus fait plus de mal qu’une absence de site : le visiteur en conclut que l’entreprise a fermé.
C’est aussi pour cette raison que nous écrivons nous-mêmes les textes de nos clients, à partir de ce qu’ils racontent de leur métier. Les textes et les photos sont le blocage numéro un des projets de site, et un site qu’on n’arrive pas à remplir ne sort jamais. Cette question se règle avant de parler de création de site, pas après.
À faire cette semaine
Faites le test des dix secondes sur votre propre site ou votre fiche, depuis votre téléphone, et notez les deux informations qui manquaient.
Corrigez au moins vos horaires. C’est gratuit, ça prend cinq minutes, et c’est ce qui vous fait perdre des clients le plus discrètement : quelqu’un qui vous croit fermé ne vous appelle pas pour vérifier. Le reste de ce qu’on peut faire sans budget est regroupé dans nos pages sur le référencement local.
Ensuite, posez-vous une seule question, et prenez le temps d’y répondre honnêtement : est-ce que je veux plus d’appels dans les douze mois qui viennent. Si la réponse est non, refermez le sujet pour un an. Elle est parfaitement recevable.

